2/ Le château royal - La visite du château de Termes : notre "guide" numérique illustré.

La visite numérique du château de Termes
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Le château royal
 
Que vous soyez monté via la piste, ou via le sentier... vous voici de toute façon face au château proprement dit. Ce replat permet aux intervenants de garer leurs véhicules... entre-nous, nous appellons donc ce lieu le "parking des archéologues" !
  
Nous sommes encore ici dans le périmètre de l'ancien village castral -le castrum-. Les maisons et ruelles ne peuvent que s'imaginer... par contre, au-dessus, le château "royal", s'observe, et se révèle imposant.

Les aides visuelles vous permettent de mieux imaginer cette forteresse... telle que réaménagée par le pouvoir royal français à la fin du XIIIe siècle.
C'est dès 1228 que "le château" devient propriété de la royauté. Mais il faut attendre 1260 pour que le village/castrum soit vendu par Olivier de Termes au roi. Il s'en suit le déplacement des habitants dans la vallée (le village actuel est fondé !).

L'on considère donc, avec l'appui aussi de quelques indices architecturaux, que le réaménagement du château est surtout effectué après 1260 et le traité de Corbeil, fixant la frontière avec l'Aragon.

La configuration change entièrement ! La surface des fortifications est amoindrie, mais la défense est optimisée en usant du principe de la double-enceinte.

Termes est intégré dans le réseau des places-fortes protégeant la frontière sud du royaume de France et compte ainsi parmi les « 5 fils de Carcassonne ». Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse et Puilaurens sont les 4 autres.

Ces châteaux et cités, comme aussi Lastours et Montségur, ont bénéficié en même temps d'un réaménagement complet, par les équipes d'ingénieurs du roi de France... Les traits communs de cette ingénierie de la fortification sont le coeur de la candidature à l'UNESCO dont on vous parle par ailleurs...

Sur le dessin ci-dessous, la zone colorisée en violet illustre et situe la nouvelle enceinte ajoutée par le pouvoir royal. Ce nouveau rempart entoure et flanque le noyeau sommital du château sur ses flancs est, nord, et ouest. Ce chantier fût réalisé d'un bloc, en une seule phase de travaux.
Le mur d'enceinte sud a des bases seigneuriales, tout comme la seconde enceinte, "l'enceinte haute". Là, l'architecture est mélangée, les époques seigneuriales et royales se superposent et s'enchevêtrent... l'analyse est plus fine et complexe.
Une garnison nombreuse ?

Eh bien... non ! L'effectif du château royal est limité. Par exemple, en 1302, le châtelain en charge de la forteresse dispose d'un écuyer, d'un guetteur, d'un portier, d'un chapelain et de 10 sergents d'armes, soit 15 hommes en tout !

Mais, équipés de nombreuses arbalètes et arcs, bien protégés par une architecture ingénieuse et fonctionnelle, ils peuvent sans souci empêcher une attaque surprise. En cas de menace, des renforts complètent la défense.

Sans oublier aussi... que les familles des soldats sont présentes, ce qui peut doubler le nombre des résidents... accompagnés aussi des animaux de basse-cour et des chiens de garde.
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